
Listen to my latest podcast for the textile museum. It analyses the exhibition dedicated to the extraordinary jewels of artist Jean Boggio. The creations of Mr Boggio explore fairytales, and are linked to literature. They tell dreamy stories which contain a form of purity.
Gigantic and small, these Gulliverian creations are mysterious and paradoxical. Differences dwell in the work of Jean Boggio. The artist’s creations explore size contrasts enhanced by dichotomies between night and day.
Jean Boggio makes us travel into space with a futuristic stand and also highlights his nostalgia towards the past throughout his work. A past during which wine and dance were celebrated and craftsmanship honored.
[English version of the article/script I wrote for the podcast]
https://m.soundcloud.com/sam-sam-833658361/exposition-nouvelles-mascarades-jean-boggio-par-chloe-prat [full podcast]
Voyageons dans l’exposition « nouvelles mascarades » dédiée à Jeans Boggio, révélant un univers à la fascinante complexité.
Jean Boggio, orfèvre, conteur, dessinateur et joaillier expose des créations immergeant le visiteur dans un monde fantasmagorique.
Cet artiste contemporain jouxte des bagues démesuréement féeriques à des mains sculptées, dès la premiere salle de l’exposition intitulée “genèse”.
Mains immaculées et mains d’ébène sont ornées de bijoux tirés de contes. Une main est habillée de la bague palais créée par Jean Boggio en 1988. Serait-ce la main d’ivoire de la princesse peau d’âne, attachée à sa demeure? Cela est plausible.
Véritable palais miniature, ce bijou s’inspire d’une provence imaginaire. Comme nombre de ses créations, cette bague joue avec les proportions et s’imprègne d’onirisme.
En déambulant dans la salle, le rêve du visiteur est prolongé lorsqu’il découvre la bague manège du joaillier, une création qui s’anime, faisant virevolter girafes et chevaux.
Jean Boggio déclare avoir recréé l’univers de Gulliver, au sein d’un atelier où géants et liliputiens cohabitent. Hommage moderne au Micromégas de Voltaire, un géant dans un monde minuscule?
Modernité empreinte de références intertextuelles en somme. Grâce à des créations originales, Jean Boggio transporte le visiteur dans un voyage littéraire, où contes, légendes et histoires notoires sont mises à l’honneur.
Histoires comme traits d’union entre enfance et âge adulte. Mais ces histoires vont au-delà de la littérature. Elles empreintent au sacré, dès la deuxième salle de l’exposition « Éden, jardins extraordinaires”.
On y voit la tour de Babel créée par l’artiste mais également la robe de mariée “Éden” qu’il a dessinée.
Créations empreintes de pureté, allant jusqu’à la spiritualité. C’est ainsi qu’est conçu le rhinocéros en porcelaine de Jean Boggio, un animal abrité d’un arbre de vie ensoleillé.
C’est aussi cela l’univers de l’artiste. Le soleil, la lumière mais aussi son éternel oxymore, la nuit, l’obscurité. La lampe Éden en porcelaine de Jean Boggio explore cet univers constellé de paradoxes. Ornée d’étoiles et de lunes, elle illustre le dualisme entre le jour et la nuit. Elle dévoile l’aspect stellaire du dessinateur, qui s’échappe dans les étoiles.
Les dessins futuristes de Jean Boggio en témoignent d’ailleurs, dans la troisième salle de l’exposition. Entre terre et air, ils mêlent fusées et colonnes égyptiennes. L’atrium de Bruxelles s’y ajoute et annonce les thèmes explorés dans les trois prochaines salles de l’exposition: des voyages spatiaux et temporels.
Collaborations reprennant les ballets russes comme Petrouchka de Stravinsky, vases boules imprégnés d’exotisme, les créations de Jean Boggio constituent un onguant, liant différentes époques.
Époques où les fêtes et le bon vivre étaient à l’oeuvre. L’Antiquité comme on peut le voir dans la septième et derniere salle de l’exposition, où les Romains célèbraient Bacchus, Dieu du vin, de la danse et de l’ivresse. Mais aussi le XVIIIème siècle où les chocolatières d’orfèvres décoraient les services à thé de la famille royale. Celles de Jean Boggio sont conçues en porcelaine avec Haviland, manufacture française. Créations illustrant divers savoirs faire, ou selon l’orfèvre, une passion de la main.
Avec ironie, l’exposition “nouvelle mascarade” fait tomber les masques, dévoilant toutes les facettes de l’univers du joaillier, de son berceau à ajourd’hui.
Merci d’avoir participé à ce voyage et à bientôt!
[Longer French version of the article/script I wrote for the podcast]
XO
LFB

Discover more from La Fashion Bubble
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
Merci Chloé pour ce partage et visite qui donnent envie 😘
LikeLiked by 1 person
Merci Chloé c’est vraiment intéressant !
LikeLiked by 1 person